Ça fait 146 ans que la famille Pécou donne un goût sucré aux fêtes de nos vies : mariages, baptêmes, Noël, Pâques… Et tous les autres jours du calendrier, en réalité. Merci, Ernest Adrien Pécou. C’est lui qui en 1880, a créé la première confiserie familiale. C’était à Clermont-Ferrand. Puis la confiserie a voyagé à Brive et Bordeaux avant, en 1930, de se poser définitivement à Montauban où Ernest Pécou, petit-fils du fondateur, fait un passage dans son tour de France d’apprenti.
Quinze ans plus tard, à la Libération, la France se marie à tour de bras et baptise ses enfants par paquets. Une aubaine qu’Ernest ne laissera pas passer, qui va spécialiser sa petite confiserie artisanale en fabriquant majeur de dragées et confiseries dragéifiées. Depuis le début des années 2000, les Dragées Pécou sont même leader du marché des dragées aux amandes. A la fin du vingtième siècle, la recette de la dragée chocolat 70% cacao apparaît et connaît un immense succès auprès des consommateurs.
Au-delà de la fabrication de la traditionnelle confiserie des mariages, baptêmes et communions, la Maison Pécou est passée maître dans la transformation du sucre et du chocolat. Bon an mal an, l’entreprise montalbanaise fabrique quelque 6 000 tonnes de friandises diverses : guimauves, bonbons de chocolat, enrobés, pralines, nounours (un best-seller), rochers, truffes, mendiants, orangettes, tablettes… Régulièrement, sous la conduite de la cinquième génération de Pécou (Bernard et Florence), la maison invente de nouvelles tentations comme les irrésistibles Liquicroc, des bonbons de chocolat dragéifié renfermant une gelée de fruit.
Pour Pâques, c’est la fête, évidemment, chez les Pécou, avec une débauche d’œufs en chocolat ou en sucre, de toutes les couleurs et à tous les parfums, des boîtes de guimauves… Et toujours le nounours qui se fiche pas mal du calendrier.
La maison est labellisée EPV (entreprise du patrimoine vivant) depuis 2019. Ses produits sont distribués dans toute la France, principalement chez des grossistes, des magasins de la fête, des épiceries fines et des enseignes nationales.
On signalera au passage que l’un des derniers héritiers de la dynastie Pécou a choisi de prendre sa liberté pour créer, toujours à Montauban, sa propre chocolaterie. Depuis 2022, après le choc du Covid, il élabore lui-même sa propre gamme de chocolats, bonbons et tablettes.